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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 16:14


Développeur : SEGA - Novotrade - Apaloosa
Editeur : SEGA
Année : 1993
Support : Master System, Megadrive, Megadrive 32X

Ecco… Une des mascottes qui ont marqué l'aventure Sega. Ce jeu superbe et atypique sort sur la Megadrive en 1993, et représente une véritable révolution à l'époque.

Dans ce jeu d'aventure, développé par Novotrade, vous incarnez Ecco, un dauphin (non, sans blague) qui doit retrouver sa famille, suite à une catastrophe dont il doit découvrir l'origine. Il doit pour cela se renseigner auprès des autres mammifères amis, et même traverser le temps pour retrouver ses proches. La tache n'est évidemment pas facile puisque de nombreux ennemis vont lui barrer la route. Mais Ecco est loin (très loin même) de se douter que ceci est simplement du à une invasion d'extra-terrestre à têtes d'Alien… Bref, le scénario est un peu tiré par les cheveux, mais l'histoire se laisse conter… en anglais !

Vous commencez le jeu en train de barboter avec vos amis, et vous devez faire un saut à l'air libre pour déclencher la tornade, et donc l'aventure. Tout le monde vous le dira, enchainer les acrobaties hors de l'eau est un véritable plaisir. Outre ces sauts de fou, notre dauphin sait charger les ennemis pour les éliminer, adopter un rythme de croisière en pleine vitesse, mais aussi se repérer grâce à son echosonar dans les niveaux plutôt labyrinthiques. En résumé, un gameplay plutôt complet et une animation sans défaut.


Oh, un dauphin volant                 Un petit coup de sonar !

Ce qu'on remarque de suite, c'est la beauté du soft. Ses graphismes magnifiques exploitent  parfaitement les capacités de la 16-bit de Sega. Les décors se montrent réalistes et participent pleinement à l'ambiance calme et reposante d'Ecco. Le bleu profond des premiers niveaux fait place à la beauté glacée des mers polaires, aux couleurs chatoyantes de la Préhistoire, puis à l'atmosphère extra-terrestre pesante et stressante.

                           Il fait un peu froid ici..        Les dauphins existaient à la préhistoire ???

Les animaux marins rencontrés au cours du jeu, requins, baleines et orques, sont superbement représentés ainsi que les créatures préhistoriques comme les trilobites et le ptéranodon. Cette palette graphique bien utilisée est renforcée par une musique des plus douces et mélancoliques qu'il soit.


                     Réponse du Pténarodon : non !            Attention aux requins            

Mais être un beau jeu ne rime pas toujours avec bon jeu. La difficulté d'Ecco se concentre sur l'étendue des niveaux. Ceux-ci sont un mélange d'exploration et de shoot them'up, en scrolling multi-directionnel s'il vous plait !


Encore un satané glyphe !            C'est l'heure de manger !

La plupart des énigmes se résument à trouver le cristal glyphe adéquat pour se doter d'un super pouvoir et libérer ainsi le passage. Ces cristaux sont évidemment bien dissimulés dans des labyrinthes sophistiqués, gardés par une horde d'ennemis, et loin de toute poche d'air. Et oui, Ecco reste un mammifère qui a besoin de respirer à la surface ou dans des grottes. En effet en plus de la jauge de vie de cinq unités que vous pouvez recharger en mangeant des poissons, vous avez une jauge de respiration à surveiller régulièrement, ce qui augmente fortement le challenge ! Heureusement, pour sauvegarder, chacun des 25 niveaux dispose d'un mot de passe.

Ecco est un jeu innovant, envoutant, fascinant avec une durée de vie longue pour l'époque mais vraiment très dur.


NOTE : 5/6



Par elodiebo
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 16:09




Année : 1994
Développeur : Rareware
Support : Super Nintendo
Genre : Plates-formes

1994, une année cruciale dans le monde du jeu vidéo, le début de l'ère 3D. Tout le monde attend les consoles nouvelle génération de l'époque : la Playstation, la Saturn et la Nintendo 64. Mais Nintendo va frapper un grand coup, avec la sortie de vrais hits sur la Super Nintendo en quête de renouveau. Donkey Kong Country en fait évidemment partie.

Donkey Kong, c'est qui celui-là ? Ah oui, le méchant balourd qui avait enlevé Pauline, la dulcinée de Jumpman (Mario pour les intimes) et qui l'avait maintenue prisonnière tout en haut d'échelles… Et oui, Donkey Kong était un peu tombé dans les oubliettes dans les années 90 ! C'était pour ressurgir au meilleur de sa forme dans un jeu de plates formes. Au meilleur de sa forme c'est vite dit, car dans Donkey Kong Country, c'est plutôt un vieillard râleur de première, fier de ses exploits, qui cède donc sa place à l'un de ses descendants.

Dès l'écran d'introduction, les plus nostalgiques d'entre nous reconnaîtrons les premières notes du thème musical de la version arcade, pour nous mettre rapidement dans l'ambiance fun du jeu. Mais c'est surtout une claque que l'on se prend : on sait de suite que l'on a affaire à un jeu de grande qualité graphique.

C'est vrai, Rare avait mis le paquet pour Donkey Kong Country, en associant un gameplay en deux dimensions avec des graphismes en 3D. Mais comment c'est possible docteur ? Très simple : le développeur s'est servi des ordinateurs utilisés pour le film Jurassic Park, les Silicon Graphics. Rare savait se la péter à l'époque…

En effet, on traverse divers niveaux tels que la jungle, la mer, la montagne, l'usine, les cimes d'arbres, les grottes, les mines et les ruines. Résultat : des graphismes riches et variés, une animation sans faille, un vrai plaisir des yeux.


Et hop je file la nuit tombe !!!

Le jeu est beau, d'accord, mais le reste est-il au moins à la hauteur ? Dans l'ensemble oui, sauf le scénario. Là, on peut dire que les concepteurs de Rare ne se sont pas trop foulés. Tout part du vol d'un stock de bananes par les sbires de King K. Rool, qu'il va falloir poursuivre et combattre pour récupérer son bien. Comme le dit si bien le vieux Donkey : « Tu parles d'une idée pour un jeu » !

Mais le Gamopat ne va pas s'arrêter à ça. Non, le Gamopat va plus loin et découvre un jeu de plates formes dans toute sa splendeur. Avec un gameplay bien pensé : deux personnages sont jouables, le lourdaud Donkey Kong et le frêle Diddy, avec des caractéristiques particulières. On peut les jouer chacun leur tour n'importe quand dans la  partie, et donc utiliser pleinement leur capacités : faire le gros bourrin  avec Donkey en dégommant en un seul coup les ennemis, ou utiliser l'agilité de Diddy pour sauter plus loin et plus haut que son compère. Chacun possède son attaque spéciale : roulée pour Donkey et en roue pour Diddy.

Toute la famille Kong vit sur l'île de Donkey Kong Country et ses membres sont là pour nous aider. Candy nous accueille à la moitié de chacun des six mondes pour sauvegarder notre progression. Funky, un vrai surfeur, propose le tonneau Jumbo Jet pour passer d'un monde à l'autre. Enfin, Cranky Kong, le vieux héros des jeux vidéo, est surtout là pour démotiver ses troupes, râler tout le temps, tout en distillant ses indices au compte-gouttes.

A cela s'ajoutent d'autres personnages jouables que les Kong peuvent chevaucher à l'occasion. Ils sont au nombre de quatre avec Rambi le rhinocéros pour charger, Winky la grenouille pour atteindre certaines plates formes, Expresso l'autruche pour courir vite et planer, et surtout Enguarde l'espadon pour éliminer les ennemis dans les niveaux sous-marins. Qui aurait pu imaginer un gorille ou un chimpanzé chevaucher de tels animaux ? Rare l'a osé ! Et le pire c'est que cela ne surprend personne…


Attention ne tourne pas le dos, heu la queue au requin !!!

Rare nous offre un vrai jeu de plates-formes, sympa et dynamique, comme on en fait plus de nos jours. Avec des ravins à traverser, des abeilles à éviter, des tonneaux à maîtriser. Ces tonneaux justement parlons-en ! On en rencontre de différents types tout au long du jeu. Et on va pouvoir s'en donner à cœur joie en les balançant contre les ennemis. Les tonneaux de TNT permettent de faire sauter les murs, tandis que les barils en acier, invincibles, dégomment tout sur leur passage, avec les Kong en équilibre dessus ! Beaucoup de niveaux s'articulent aussi autour des tonneaux canons qui éjectent nos primates automatiquement ou à la demande.

Afin de ne pas trop agacer le Gamopat - car le Gamopat s'énerve beaucoup à ce jeu – le premier impact avec un ennemi n'est pas mortel et éliminatoire. Non, si on se fait toucher par un ennemi, on perd juste le Kong avec lequel on était en train de jouer, et il est  remplacé par son compère, sachant qu'on peut le récupérer quelques mètres plus loin dans un tonneau DK. Bon évidemment, le hardcore gamer ne se fait jamais toucher, ou au pire, il garde toujours ses deux Kong en vie en même temps. Il n'a aussi aucunement besoin des tonneaux de sauvegarde étoilés qui marquent chaque moitié de niveau…  Mais surtout le vrai hardcore gamer finit le jeu à 101%.

Oui, vous avez bien compris, pas besoin de me regarder avec vos grands yeux effarés. Enfin plutôt avec vos petits yeux, fatigués d'être constamment rivés sur un écran. Le jeu comporte en effet 33 niveaux, 67 salles bonus et le combat final contre King K. Rool. Ce sont bien sûr ces bonus qui sont les plus difficiles à repérer, cachés derrière un mur à enfoncer, accessibles via un tonneau canon, ou autre… Et qu'y a-t-il dedans ? Des défis à relever pour collecter des bananes (100=1 vie), gagner des vies supplémentaires, ou récupérer une des quatre lettres KONG qui une fois rassemblées dans chaque niveau donnent … une vie également !


Oups ça glisse. D'abord la lettre puis le tonneau, c'est plus sûr !!!

Et l'ambiance musicale dans tout ça ? Des musiques qui collent bien aux niveaux, très « jungle », ou alors reposantes pour les mondes aquatiques. Bref, c'est du tout bon ! Et rajoutez à cela des bruitages précis et soignés, vous obtenez un mélange détonnant.

Ce jeu serait-il donc parfait ? Des graphismes somptueux, un gameplay simple et efficace, une bonne durée de vie, une ambiance adéquate… What else ? Pour moi, la perfection a été atteinte avec Donkey Kong Country 2, mais ce premier opus se rapproche tellement de l'idéal !

 
NOTE : 5,5 / 6


 

 


Par elodiebo
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 14:25

Support : Master system
Année de sortie : 1989
Genre : Action-Rpg/Plate-forme


Après Wonder Boy premier du nom et son homme des cavernes à poil lançant le marteau, puis le preux chevalier de Wonderboy II, notre héros du troisième opus, suite directe du II, doit retrouver sa forme humaine en se sortant du « Piège des Dragons ».

Ce jeu garde le principe de plateforme de la série, tout en ayant un petit côté RPG. Vous faites évoluer l'équipement du personnage, son charisme et sa barre de vie avec des cœurs cachés dans des coffres. Wonderboy III est basé sur un système de password à rallonge, donnés gracieusement par un cochon pirate et fumeur, dans l'église du village. Son sosie vend les armes et protections nécessaires au « level-up » dans les différentes boutiques disséminées dans le jeu.


http://i31.servimg.com/u/f31/11/67/72/39/boutiq10.jpgUn vendeur pas très catholique !

Le scénario, certes peu original, est centré sur une malédiction à rompre en retrouvant la Croix de la Salamandre. Il permet d'explorer un monde à part entière en toute liberté, par étapes, selon votre « forme » du moment : le désert et sa pyramide, un bateau englouti, un palais asiatique... Des décors simples et assez diversifiés, aux couleurs chatoyantes.


Les différentes métamorphoses exploitent à merveille un gameplay novateur pour l'époque : la souris grimpe partout, le piranha nage (sic), le lion détruit tout sur son passage et l'oiseau atteint des zones insoupçonnées.

Un jeu renversant non ?

Cette réalisation sobre mais de qualité offre une jouabilité bien pensée, agréable et une animation des personnages très fluide, avec des sprites originaux et vraiment sympas.

Toutes les métamorphoses du héros : l'abus d'OGM est dangereux pour la santé !

Comme tout jeu de plateformes 8-bits, la musique, de type MIDI, simpliste et répétitive, a la fâcheuse tendance à rester dans la tête une fois la console éteinte. Et oui, il fallait bien trouver un petit défaut…

Quant à sa durée de vie, elle est de 6 à 10h, suivant votre niveau d'équipement. La difficulté du jeu reste néanmoins progressive et bien dosée, avec un boss-dragon qui vous attend à la fin de chacun des 5 mondes. Le but étant de traverser ceux-ci sans perdre, pour avoir le droit de l'affronter. Une fois tous vos cœurs et vos potions épuisés (3 maximum), c'est retour à la case départ. Un bon petit défi à l'ancienne  !

Le dragon pirate : à s'arracher les cheveux !

En conclusion, un jeu qui exploite parfaitement les ressources de la Master System, avec des graphismes colorés, une maniabilité agréable et intuitive, et une durée de vie conséquente pour l'époque. La série des Wonderboy est à mon goût injustement méconnue, surtout cet épisode qui est pourtant l'un des meilleurs jeux de la Master system !

Cet opus est également sorti sur Game Gear et PC Engine, sous le nom de Dragon's Curse, avec des différences quant au design des personnages. Cette série ne s'arrête pas là, et continue sur Megadrive avec Wonder Boy in Monster World. A noter que la numérotation diffère au Japon et en Europe, et qu'il existe un autre Wonder Boy III sur la Megadrive. A s'emmêler les pinceaux !


NOTE : 5/6


Par elodiebo
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